Moi, léonie et la vie d'infirmière auxiliaire

La vie d'une maman et d'une infirmière auxiliaire

À mes très chers lecteurs,

Bienvenue dans les coulisses de ma vie, où rien n’est jamais ennuyeux et où le quotidien se transforme souvent en comédie. 

Aujourd’hui, je vais vous raconter mon experience d’allaitement avec Léonie.

Pour commencer, j’avais déjà tiré mon colostrum et ça allait plutôt bien ! J’avais de bonnes petites seringues de 3 ml prêtes un peu avant d’accoucher, sachant que j’ai été déclenchée à 38,4 semaines à cause de la prééclampsie.

Au début, je ne voulais pas mettre Léonie au sein. Je ne suis pas une personne très tactile, je n’aime pas trop être collée–collée, et j’avais peur de ne pas vouloir coller mon bébé. Alors j’avais acheté les Momcozy S9 Pro, qu’une amie m’avait conseillés. Mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout adapté à ce que je voulais faire. Ça tirait tellement fort que j’avais des bleus sur les seins…

Une autre amie m’a alors passé son tire-lait manuel Medela… wow. 😮 C’était magique ! Ça allait super bien. Je stimulais avec le Momcozy et je tirais avec le manuel. Franchement, quel bon combo !

Ma fille perdait beaucoup de poids, même à vue d’œil, et je n’ai pas eu ma montée de lait avant deux semaines… ce qui est très long, selon la marraine d’allaitement que j’ai consultée. J’ai dû donner du prêt-à-boire parce que je n’avais pratiquement pas de lait et que je n’étais pas assez productive pour sa demande.

Quand la montée laiteuse est finalement arrivée, j’avais un sein qui s’engorgeait beaucoup plus que l’autre, au point d’être très proche d’une mastite. La conseillère en allaitement m’a conseillé d’acheter deux Medela Solo pour pouvoir tirer à des vitesses et puissances différentes, surtout du côté droit qui était énormément engorgé. Ça m’a littéralement sauvé ! Deux tire-laits, avec une bande pour tenir les cups… j’avais totalement l’air d’un robot cup 😂 Mais j’avais le kit parfait, et Léonie recommençait enfin à reprendre son poids de naissance.

À 2 mois, Léonie a décidé qu’elle ne voulait plus du biberon. Je ne comprenais pas pourquoi. Elle était au 15e percentile, toute petite, et du jour au lendemain elle refusait de boire. Je ne savais plus quoi faire. J’avais plein de biberons, je les ai tous essayés. J’ai même essayé une autre formule. J’étais découragée : elle avait bu seulement 20 ml en 16 heures…

Et là, un éclair de génie m’est passé dans la tête :

Et si je la mettais directement au sein ? 🤷🏻‍♀️

Eh bien, vous ne devinerez jamais : madame voulait ça ! Elle n’avait jamais été au sein avant, elle ne savait même pas comment faire… mais comme je tirais déjà, je me suis dit : « On va essayer ! » Et madame a préféré ça !

Je l’ai donc allaitée au sein de ses 2 mois jusqu’à ses 7 mois et demi. Probablement que j’aurais continué, mais…

À cause de ma haute pression sévère de grossesse et de ma prééclampsie, j’ai dû arrêter contre mon gré. Mon médecin de famille m’a fait passer plusieurs tests : cardiostat 7 jours, MAPA sur 24 h… et il s’est avéré que je faisais encore de la haute pression assez sévère. J’ai commencé une médication, mais celle qu’il m’a prescrite n’était pas compatible avec l’allaitement. J’ai donc dû arrêter…

Léonie ne buvait pas beaucoup à certains moments. Souvent, elle faisait 11 à 14 boires par jour, mais parfois ça durait à peine quelques minutes, et d’autres fois je devais presque la réveiller pour qu’elle boive parce que ça faisait 7–8 h sans boire… en plein jour ! C’était vraiment compliqué. Je devais faire du cododo dans le même lit, parce qu’aussitôt que je la prenais et que je la déposais, elle se réveillait.

Finalement, en sevrant l’allaitement, tout s’est placé tranquillement : elle est devenue plus autonome et demandait moins de réassurance la nuit.

Pour revenir au sevrage : mes prises de sang faites par l’endocrinologue ont montré que mes hormones (prolactine et œstrogènes) étaient trop élevées et se contredisaient dans mon corps. J’étais complètement déréglée. Il a conseillé à mon médecin que je devais arrêter l’allaitement pour rétablir l’équilibre, et que ma pression diminuerait probablement aussi, car mon cœur travaillait trop fort.

On m’a donné du Norvasc en stat pour faire baisser la pression. Mon médecin avait tout envoyé à la pharmacie et pris le temps de bien m’expliquer les enjeux au téléphone.

Leonie a commencé la garderie la même journée. Beaucoup d’émotions, beaucoup de stress… J’avais peur que ça tourne mal, parce qu’elle n’avait pas vraiment pris le biberon depuis ses 2 mois. On avait essayé un mois avant et ça n’avait toujours pas fonctionné.

Finalement, Léonie a géré ça comme une championne. On lui a expliqué que maman était malade, qu’elle devait nous aider pour me soigner, et que pour ça, il fallait qu’elle prenne le biberon. Et elle l’a pris comme une championne.

Merci Léonie ❤️

Après 2 mois de sevrage, ma prolactine a considérablement diminué. Ma pression aussi, grâce à l’Adalat. Je me repose beaucoup. La chute hormonale est intense… je n’avais presque pas perdu de cheveux depuis sa naissance, et maintenant j’en perds des poignées.

Mais ça veut dire que mon corps se rééquilibre — et c’est une bonne nouvelle !

Petite question pour vous : vous faites quoi avec votre lait congelé ?

Parce que moi… j’en ai énormément, et il est peut-être même passé date maintenant 😂

Si vous avez des idées, partagez-les en commentaires 💬

Ève ❤️

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